Xavier Van Dieren

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Posted by admin
octobre - 16 - 2011

LMS, outils auteurs : comment faire les bons choix ?

Le 10 novembre à l’ICHEC – Bruxelles l’AWT présente 2 ateliers sur le thème des outils e-learning :

9 h 30 : « Choisir ses outils sans se tromper »

  • Un LMS, un outil auteur, à quoi ça sert ?
  • En quoi ces outils seraient utiles à mon organisation ?
  • Présentation de différents outils gratuits et payants
  • Comment choisir ? Sur base de quels critères ?

13 h 30 : Atelier d’échange

L’objectif de cet atelier est de vous présenter des exemples d’utilisation d’outils auteurs et d’échanger sur nos bonnes pratiques mutuelles.

Nous avons réuni un panel de professionnel de l’e-learning en entreprise qui vous présentera des réalisations internes et surtout la manière dont ils utilisent les outils auteurs en interne.

- Jean-François De Clerck – ING : Outils Articulate et e-Doceo
- Odile Dupont – Le FOREM : Outils Articulate et e-Doceo
- Denis Dorbolo – Belgacom : Outils Captivate et e-Doceo
- Aurélien Coussement – NOW.be : Outil Articulate
- Guy Van Looy – Record Bank : Différents outils auteurs

J’aurais le plaisir d’animer cet atelier sous une forme ludique, participative et interactive.

N’hésitez pas à vous inscrire : http://www.awt.be/tour

Au plaisir de vous retrouver tous et toutes,

Xavier Van Dieren
NOW.be

Posted by admin
octobre - 6 - 2011

Thiagi-Paris

Hier, j’animais une formation aux jeux-cadre de Thiagi à destination de formateurs interne dans une entreprise.
Pour ceux qui découvrent ou pratique déjà cette approche pédagogique, je vous partage ici quelques éléments clefs qui sont ressortis de cet atelier.

Disposez la salle à votre goût !
En arrivant dans la salle, placez les tables dans une disposition qui favorisera les échanges en sous-groupe et la circulation des participants. Personnellement, j’apprécie beaucoup la disposition en « bistrot », les tables agencées en petits ilots non alignés, avec 3 ou 4 chaises autour de chaque ilot.
Je ne prévois pas de table, ni de chaise pour moi. Je place par contre tous mes outils d’animation sur une table collée contre un mur. Et au milieu de chaque ilot, des feutres de couleurs, des fiches en cartons…
Dans tous les cas, n’entamez pas une animation avec une disposition que vous ne « sentez » pas, avec laquelle vous n’êtes pas confortable.

Créer le lien.
Pour détendre vos participants et surtout, vous détendre vous, rien de tel que de créer le lien dès l’arrivée de chaque participant dans la salle. Personnellement, je commence souvent mes animations par un jeu utilisant des fiches de couleurs. Je propose donc à chaque participant qui entre dans la salle de choisir un carton parmi le petit tas de fiches de couleur que je lui propose. Je crée ainsi un contact visuel, verbal et physique avec chaque participant avant de briser la glace en plénière.

Préparez-vous !
Avant votre atelier, relisez votre plan de formation et listez le matériel dont vous allez avoir besoin. Prévoyez-en plus… Des cartons blancs, de couleurs, des feuilles, des ciseaux, du papier collant, des crayons de couleur, des feutres de couleurs, un jeu de cartes, des dès… Étaler tout à portée de main. Vous pourriez adapter ou imaginer un nouveau jeu en cours d’atelier. Ne soyez pas bloqué par du matériel manquant.
Quand vous animez un jeu pour la première fois, n’hésitez pas à écrire toutes les consignes et à les lire aux participants. Une consigne peu claire peut facilement faire s’enliser ou même rater un jeu.
C’est également vrai pour les questions thématiques des jeux. Soyez particulièrement clairs et spécifiques sur les questions auxquels les participants devront réfléchir ou jouer entre eux. Assurez-vous que les termes choisis évoquent bien la même chose chez tous vos participants. N’hésitez pas à faire valider vos questions par les experts contenus au sein de l’entreprise.

Directement dans le vif du sujet !
J’ai découvert il y a peu de temps que je partageais et véhiculais la croyance tenace que lors de l’introduction d’un séminaire il fallait exposer un certain nombre d’éléments pour rassurer les participants. J’ai changé d’avis !
J’expérimente aujourd’hui qu’il est très efficace de plonger directement dans une activité ludique et participative pour briser la glace, faire connaissance, recueillir les attentes, donner les objectifs et présenter le programme de la journée. À la première pause de la matinée, tout cela est fait, de manière beaucoup plus vivante, fluide et impliquante pour tous.

Rythme, rythme, rythme…
Une clef de l’animation des jeux-cadres et de garder l’attention des participants. Il est donc essentiel de donner du rythme aux activités. Pour chaque consigne, indiquez une durée courte : 1 minute, 4 minutes… Et dès que vous observez qu’un groupe a terminé, invitez les autres groupes à clôturer également. Si vous entendez qu’un groupe commence à « bavarder » ou à faire des digressions hors sujet, passez à l’étape suivante de l’activité.
Au plus les échanges sont cadrés dans le temps, au plus ils sont efficaces. L’animateur peut faire confiance au sous-groupe pour s’autoréguler. Halte aux échanges inutiles, à la monopolisation de la parole par quelques-uns. Chacun s’exprime et va directement à l’essentiel. C’est pour cela que nous sommes là !

Une à la fois !
Les jeux-cadres sont des proccess. Vous connaissez le proccess complet, vos participants pas. Ne donner donc qu’une instruction à la fois. Une fois l’étape terminée, donnez l’instruction suivante. Donner plusieurs instructions simultanément embrouille l’esprit. Parler du résultat à atteindre fausse l’expérience. Ne parlez donc que de l’étape à réaliser immédiatement.

On n’apprend rien en jouant !
C’est vrai ! On n’apprend rien lors du jeu. On apprend lors du débriefing.
Après chaque activité, prévoyez le temps et les questions du débriefing. Favoriser l’expression, les échanges, la prise de notes.
Ici, mettez à contribution vos talents d’écoute, de reformulation et votre esprit de synthèse.
Proposez aux participants de noter, éventuellement sous forme de jeu, les éléments clefs utiles pour eux et transposables dans leur pratique quotidienne. Proposez-leur de créer des fiches outils qu’ils pourront insérer dans leur carnet de formation.

Et vous ? Quelles sont vos conseils pour animer des formations ludiques et engageantes ? Partagez vos conseils en commentaire ci-dessous !

 

Posted by xavier
août - 15 - 2010

Voici un chouette reportage sur la péniche Ange-Gabriel.

Il a été réalisé par Patrick Raulin, parti avec sa famille en mobilhome pendant 1 an au départ de Barcelone en aout 2010 pour arriver à Sydney en aout 2011.

De passage dans différentes ville, Patrick réalise de petits reportages sur des initiatives « positives » et originales.

Suivez ce beau périple à travers l’Europe, l’Asie et l’Océanie en ligne ici : http://www.road111.comPéniche Ange-Gabriel à Namur

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août - 29 - 2009

Le e-learning est encore trop peu utilisé par les entreprises. Souvent méconnue ou «mal connue», cette autre approche de la formation inspire à la fois la fascination et la crainte. Xavier Van Dieren, consultant e-Learning chez NOW.be et formateur chez A HERMES, nous en dresse le profil et nous livre les multiples ressources de l’apprentissage en ligne…


Xavier-Van-DierenDepuis quand pratiquez-vous le e-learning ?
Depuis bientôt 10 ans. Avec NOW.be, nous avons eu la chance de démarrer nos premiers projets e-learning avec Belgacom, alors pionnier dans le lancement de ce nouvel outil de formation. À plusieurs reprises, nous avons profité du niveau d’exigence élevé de ce partenaire pour augmenter notre savoir-faire tant dans le développement, que dans les process ou encore dans l’approche pédagogique.

Comment intégrer le plaisir et l’interactivité dans la formation en ligne ?
Le plaisir et l’interactivité constituent les clefs essentielles du processus d’apprentissage d’un adulte. C’est probablement l’un des grands défis de ce média «froid» qu’est la formation en ligne, par opposition au média «chaud» qu’est le formateur en présentiel. Un autre défi important à relever : briser la solitude de l’apprenant seul devant son PC par rapport au participant à un groupe en présentiel. Ces deux dimensions doivent être intégrées dès la mise en chantier d’un projet e-learning. Quelques solutions peuvent être mises en œuvre dans cet esprit : un ton rédactionnel léger, proche de l’apprenant, l’utilisation de personnages «fictifs» qui l’accompagnent en reflétant ses doutes, ses résistances, un ton intimiste adapté pour les voix enregistrées, ou encore, sans être limitatif, l’utilisation de forum de discussion destiné à encourager les échanges avec le formateur, mais aussi, et surtout avec les pairs.
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Quels sont les objectifs du e-learning par rapport aux formations dites «traditionnelles» ?
Pour les entreprises, sans doute principalement une économie d’échelles. Former plus de collaborateurs dans un laps de temps plus court. Je rêve du jour où on utilisera le e-learning uniquement parce qu’il constituerait un outil plus efficace…

Quelles sont les principales contraintes du e-learning ?
Le coût et le temps de développement. Le fait que le e-learning ne se prête pas encore à tous les sujets. Le niveau des équipements disponibles à l’intérieur des organisations. Le niveau de connaissance des outils de communication par certains publics cibles. Enfin, dans une certaine mesure, la déception suite à des premières expériences négatives et à des promesses miraculeuses non tenue : «on va pouvoir se former quand on veut et où on veut, pour moins cher et de manière plus efficace». Une idée largement défendue et qui se défend rarement dans la réalité.

e-learining-2 Comment réagissent les entreprises vis-à-vis de ce type de formation ? Attrait ou craintes ?
Les deux ! Aujourd’hui, toutes les entreprises sentent que le e-learning ne se résume pas à un effet de mode. Un grand nombre d’entreprises ont déjà des projets en phase de test ou en production sur le terrain. Toutefois, à mon sens, les craintes, souvent justifiées, sont présentes également : quelle valeur ajoutée à une formation en ligne plutôt qu’en présentiel ? Quel sera notre retour sur investissement ? Quels effets concrets seront mesurables dans la durée ? Qu’en sera-t-il de la motivation des apprenants ? Cela peut-il fonctionner avec tous les thèmes, avec tous les publics ?

Justement, le e-learning convient-il à tous ? Comment l’organiser dans les services où l’ordinateur n’est pas un outil essentiel ?
Effectivement, autant les nouvelles technologies font partie de la réalité des plus jeunes, la fameuse «génération Y», autant peuvent-elles être totalement étrangères pour d’autres. Dès lors, il faut rester très attentif pour intégrer cette dimension dès la rédaction du cahier des charges. Les pistes à explorer seront alors d’utiliser des outils technologiques connus du plus grand nombre, une navigation très simple, des parcours plutôt linéaires et guidés plutôt que sous forme d’exploration libre.

Vous êtes, entre autres, formateur en «gestion des conflits». Le e-learning se prête-t-il aussi aux thèmes plus comportementaux ?
Oui. C’est d’ailleurs l’un de mes objectifs personnels depuis maintenant plusieurs années : rendre le e-learning aussi efficace pour les thèmes comportementaux que pour les thèmes techniques, bureautiques, des langues ou pour les formations métiers. Nous y travaillons activement, entre autre sur le thème de la gestion des conflits. C’est un défi passionnant qui prend corps petit à petit. Cela passera sans doute par une intégration progressive du e-learning en complément à nos formations en présentielles. Cela passera aussi par de nouvelles formes d’approche comme le gaming : la formation par le jeu, au travers de mises en situations les plus réalistes et les plus proches possibles de la réalité professionnelle des apprenants. Certaines entreprises françaises ont déjà testé ces formules pour, par exemple, aborder les thèmes de l’entretien d’évaluation par des jeux de rôles avec des acteurs virtuels dirigés par l’apprenant derrière son PC.
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Comment voyez-vous le e-learning dans les années à venir ? Avancées technologiques ?
Les technologies vont, certes, continuer à évoluer. Du côté des utilisateurs, les habitudes d’utilisations des technologies de l’information évoluent également très vite. Nous avons évolué de l’ère de la diffusion de l’information d’une source émettrice (site corporate, journal en ligne…) vers des récepteurs consommateurs d’informations, à une ère de partage de l’information entre utilisateurs producteurs d’informations (blogs, réseaux sociaux, partage de textes, photos, vidéos en ligne…). Le fameux passage du web 1.0 unidirectionnel vers le web 2.0 multi-directionnel.

e-learning-algemeen Le e-learning ne serait-il pas encore au stade du 1.0 ?
À mon avis, si ! La plupart des projets e-learning ressemblent fort à un «enseignant» qui diffuse, de manière unidirectionnelle, son «savoir» à des apprenants consommateurs. Quel visage prendra le e-learning 2.0 ? Rendez-vous dans quelques mois pour le savoir…

Au-delà des avancées technologiques et de ses usages par le public, un autre voie s’ouvre devant nous qui passe par l’intégration de plus en plus étroite entre le e-learning et les autres types de formation : le blended-learning.

Qu’est-ce que le blended-learning ?
C’est le mélange de plusieurs outils de formation utilisés ensemble pour former un parcours cohérent. Le e-learning ne sera donc pas amené à remplacer les formations plus traditionnelles. En revanche, les différentes approches sont appelées à s’imbriquer plus étroitement, chacune avec ses spécificités et sa valeur ajoutée propre.

Si nous reprenons l’exemple d’une formation «classique» en gestion des conflits de deux jours, nous passons sans doute un tiers du temps à présenter des outils théoriques, un tiers du temps à les mettre en application et un autre tiers à partager pour relier ces outils à la réalité professionnelle des participants. La première partie, celle qui présente les outils théoriques, peut très bien être vue individuellement, chacun à son rythme, devant un PC. Cela laisse beaucoup plus de temps, en présentiel, pour la deuxième partie. Enfin, la troisième partie, où les participants partagent leurs expériences, peut également être prolongée après la formation grâce à des outils de partage en ligne, animé par les formateurs.

C’est ce type de blended-learning que nous mettons actuellement en place, au travers de la plateforme d’apprentissage en ligne . Expérience à suivre… en ligne… :-)

Propos recueillis par Béatrice Morais
Rédaction HrWorld


Article original ici : http://www.hrworld.be/hrworld/content.aspx?id=8022&LangType=2060

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octobre - 23 - 2008

C’est le titre du livre que je viens de terminer. Le colis d’Amazon est arrivé ce matin. A 17h30, après le travail et avant de quitter le bureau, je le feuillette. Je suis littéralement attrapé par les bretelles et à 19h30, je termine les 150 pages, debout contre le mur.

J’avais un peu d’appréhension à l’idée de lire ce livre. Je craignais l’effet qu’il pourrait produire sur moi. Je n’ai pas été déçu. L’effet est celui d’être collé dans le siège d’une voiture de montagne russe, ceinture bouclée et des dizaines de tours gratuits. Une fois la voiture lancée, on se rend compte que les lignes courbes sont en fait des angles droits… On en reçoit plein la figure, le ventre, les côtes…

Dans le désordre, en 120 minutes de lecture : ventre noué, gorge serrée, yeux embrumés et tête qui tourne… L’envie de recracher une boule de poils coincés dans la gorge. La boule ne sortira pas.

Le sujet ? Jean-Louis Fournier, écrivain, est le papa de deux enfants « différents ». Il rend hommage à ses deux garçons à travers une série de textes de quelques lignes. Etant moi même papa d’un enfant qui ne sera jamais tout à fait « comme les autres », je sors littéralement retourné de ce voyage…

Chaque cas est bien sûr totalement différent. Néanmoins j’ai pu mettre des mots sur des sentiments parfois difficilement identifiables.

Je vous recommande la lecture de ce livre, écrit dans un style direct, efficace, drôle et très émouvant. Un concentré de tolérance et d’amour, derrière une belle couche d’humour parfois très acerbe…

Une belle lecture aussi pour ceux, qui pourraient se demander comment aborder ce sujet avec des amis, parents d’enfants différents, sans tomber dans la banalité ou dans la dramatisation inutile ;-)

Je profite de ces quelques lignes pour remercier ici tous mes proches qui ont su, depuis 9 ans maintenant, aborder Alexandre avec sa différence, mais sans faire de différence… Une démarche de cœur… Merci !

PS : voici l’extrait de l’émission qui m’a donné envie de commander le livre ;-)

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février - 11 - 2007

Je suis tombé sur un article qui relate la mésaventure d’un demandeur d’emploi qui s’est « fâché » avec un conseillé du FOREM.

En gros, le demandeur d’emploi est reçu dans un bureau paysagé et après plusieurs minutes où il se sent rabaissé par le conseiller, fini par exploser pour enfin l’agresser physiquement.

L’article complet se trouve ici : http://www.advalvas.be/fr/index.php?option=content&task=view&id=7756

Plusieurs choses me frappent dans cet article :

Les « faits » sont relatés à sens unique. Nous n’entendons qu’un son de cloche. Sous une apparence d’objectivité, le récit est très orienté. C’est un mélange de descriptions de faits, de jugements très personnels et d’injures assez violentes.

Le fait que l’article soit « Signé Meillon » me dérange. Il s’agit d’un récit d’une connaissance à lui. Son image d’homme public renforce la « crédibilité » du discours, alors qu’aucun droit de réponse ou de débat contradictoire ne sera rendu possible.

Ce genre d’article, très émotionnel, suscite évidemment de fortes réactions (24 commentaires en ce moment). Les commentaires vont, pour la plupart, dans le même sens. Ils s’engouffrent dans la faille grande ouverte du « Rouleau Compresseur du Système » contre les « Eternelles Pauvres Victimes ».

Ce qui me choque également, c’est que le « pauvre demandeur d’emploi », – pourtant agressif, injurieux et violent – est considéré, par les internautes, comme la victime du conseiller « Tout Puissant Persécuteur ».

Je ne comprends pas qu’on puisse être en empathie et du côté de celui qui dit, je cite : « Maintenant tu vas fermer ta grande sale gueule de con, sinon je t’éclate ! » … et qui poursuit : « Et je le pousse un peu violemment sur sa chaise à roulettes. Le pauvre, il est tombé et s’est fait mal ». Étrange monde… Un internaute conseille même de repérer la voiture du conseillé pour la brûler… Et personne ne semble choqué…

De plus, même si le conseillé n’a, peut-être, pas eu un comportement adéquat, un amalgame complet est installé entre un conseiller en particulier et tous les conseillers du FOREM, voire, carrément, l’institution du FOREM au complet.

Pour connaître quelques conseillers et leur réalité quotidienne, je pense que les choses ne sont pas aussi manichéennes. Ils font un travail difficile, entre les contraintes légales, la masse de travail, la pression de planning surchargés, le contact avec des demandeurs d’emploi démotivés, renfermés ou agressifs, des employeurs condescendants, une image bien ancrée de « fonctionnaires » et comme dans l’article, des interlocuteurs parfois violents verbalement ou même physiquement.

Ce texte me laisse comme un sale goût de lapidation publique, dans la plus pure veine démagogique et populiste… En pointant du doigt un cas particulier, on tape sur le système en place, on embarque tout le monde dans l’émotion collective et surtout, on ne propose rien de concret ou de constructif…

Voilà, en conclusion, les choses ne sont pas toujours blanches ou noires. Écoutons les deux intervenants d’un différend avant de se faire une opinion et surtout, ne nous engouffrons pas dans l’émotion collective pour endosser trop facilement un rôle de « victime du système »…

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mai - 27 - 2006


Ce 15 mai, nous avons organisé chez NOW.be un atelier « e-Learning, clefs de succès et écueils à éviter ».

L’objectif de l’atelier était d’explorer les différentes étapes de réalisation d’un projet e-Learning au sein des organisations.

Cet événement, réservé exclusivement aux responsables de projets e-Learning en entreprise ou organisations publique a connu un beau succès.

Nous avons effectivement eu la grande chance de pouvoir accueillir des représentants d’AXA Belgium, BELGACOM, FERMA, GlaxoSmithKline BIOlogicals, IBFFP (Bruxelles Formation), ING Bank, LA POSTE – DE POST, MINISTERE DE LA RÉGION DE BRUXELLES- CAPITALE, SCHINDLER, SELOR, SNCB – Train@Rail, SOLVAY Business School, STIB – MIVB, SWISS Life – ZELIA, TEST-ACHATS – TEST-AANKOOP, UCB, UNISYS, VDAB Vlaamse Dienst voor Beroepsopleiding en Arbeidsbemiddeling.

L’utilisation du Voting system a permis de réaliser une enquête sur le vif et de dresser un état des lieux du développement du e-Learning dans les organismes représentés lors de cet atelier.

Qui étaient les participants à cet atelier ?

* La moitié des participants est issue d’entreprises privées. L’autre moitié d’entreprises publique ou mixtes (semi-privée, semi-publique).
* La moitié des participants travaille dans des entreprises de plus de 5.000 collaborateurs.
* 90 % des participants sont issus des départements RH ou formation.

Que représente le e-Learning dans les entreprises représentées ?

  • Un tiers des participants est issu d’entreprises dans lequel le e-Learning n’est pas encore appliqué sur le terrain.
  • Un autre tiers est issu d’entreprises dans lequel le e-Learning représente moins de 10 % par rapport aux formations en présentiel.
  • Le dernier tiers est issu d’entreprises dans lequel le e-Learning représente déjà plus de 10 % de la masse totale des formations.

Comment perçoivent-ils le e-Learning ?

  • Comme un phénomène émergeant (pour 67 % d’entre eux), complémentaire à d’autres outils (pour 100 % d’entre eux).
  • Pour 29 % d’entre eux, le e-Learning est un mot trop utilisé ou mal utilisé (on appelle, par exemple, e-Learning des PowerPoint mis en ligne…)
  • Le e-Learning n’est pas un phénomène mature (14 %), ni une mode (10 %), ni une perte de temps et/ou d’argent (5 %) et encore moins une solution miracle (0 %)

  • Un tiers d’entre eux jugent les projets e-Learning développé dans leurs organismes comme efficace (24 %) ou très efficace (5 %).
  • Un tiers les jugent comme moyennement efficaces (19 %), peu efficace (14 %) ou inefficaces (5 %).
  • Un tiers n’ont pas encore de projets aboutis à ce jour pour pouvoir les évaluer.

Les échanges entre les participants ont été particulièrement fructueux. Denis Dorbolo, e-Learning consultant chez BELGACOM nous a notamment présenté les méthodes de conception de programmes e-Learning au sein du leader belge des télécommunications.

C’est vraiment une chance de pouvoir partager avec Denis. Il est très orienté « résultats », avec beaucoup d’attention donnée à la pédagogie comme moyen pour rendre le e-Learning « efficace ». Son niveau d’exigence est réellement très stimulant. C’est également un passionné par son métier et les participants ont exprimé leur satisfaction de pouvoir échanger avec lui.

Les moments de partages entre participants sur les clefs de succès, la pédagogie des adultes, les écueils à éviter furent très intenses et riches d’enseignements pour chacun.

Un compte-rendu détaillé de ces échanges est disponible. Si vous souhaitez en recevoir une copie, envoyez-moi un email à info@now.be.

L’atelier du 15 mai étant complet, David va ouvrir une nouvelle date afin que nous puissions également échanger avec les personnes qui n’ont pas pu participer à cette première rencontre.

A bientôt ?

Xavier

Posted by admin
février - 4 - 2006

Ou : « Vais-je, moi aussi, devenir psychorigide ? »

Il y a quelques jours, je me faisais la réflexion suivante :

J’ai l’impression que presque tous les formateurs que je connais sont psychorigides… (Bon, je devrais dire « certains formateurs » si je ne veux pas me fâcher avec chacun d’eux ;-) )

Je m’explique sur ce titre un peu provoc.

Le point commun que je vois avec pas mal de formateurs :

- Ils maîtrisent bien les outils de communication interpersonnelle.
- Ils utilisent ces outils pour prodiguer à leur entourage « conseils », « suggestions », « invitation »…
- La maîtrise de ces outils leur donne une apparence de « bon » communicant… Pourtant, caché derrière cette façade, je perçois pas mal de mal-être, de blessures non guéries, de déséquilibre, de colère (voire de violence), de dysharmonie… Mais la mise en pratique de quelques bons outils permet de bien masquer tout ça…
- L’utilisation de ces outils permet également « d’échapper » à toute forme de critique extérieure ou de critique trop « embarrassante »…

Quelques exemples pour mieux comprendre mon propos.

Les formateurs utilisent des belles phrases, très efficaces, pour TE remettre en question, sans devoir, eux, s’y coller :

Voici un début de lexique de traduction « Monsieur tout-le-monde » – « Formateur » :

Tu es en colère.
Monsieur tout-le-monde te dira : « Hé ho, du calme ! ».
Chez le formateur, cela devient : « Je t’invite à chercher ce qui provoque ce sentiment de colère en toi »

Tu es certain que l’autre à tort.
Monsieur tout-le-monde te dira : « Quoi, t’es pas d’accord avec moi ? ».
Chez le formateur, cela devient « C’est intéressant. Qu’est ce qui, dans ce que je viens de dire, provoque une telle résistance chez toi ? »

Et on pourrait, comme ça, multiplier les exemples… Toujours avec la même approche que j’appelle le « galet du développement personnel ». Après chaque séminaire de développement personnel, le formateur devient de plus en plus outillé pour renvoyer toute critique à l’autre et ainsi éviter toute remise en question de fond (tout en donnant l’impression d’être dans la remise en question permanente)… Un beau galet, tout beau, tout propre, tout lisse, froid et impénétrable à toute remise en question de son système propre…

Une définition…

Bon, pour vérifier si les points ci-dessus « collent », j’ai tapé « psychorigide » dans Google et j’ai trouvé la définition suivante :

« Une personne psychorigide est généralement perçue comme froide, d’une logique implacable, à l’esprit raide et dépourvu de fantaisie. La psychorigidité serait un mécanisme de défense des personnalités obsessionnelles… Obsession de l’ordre, de la faute, refus total du moindre changement, fuite devant toute remise en cause. C’est comme si le psychorigide avait peur de voir son monde s’écrouler à la moindre entorse faite à ses habitudes, ses valeurs ou ses croyances. »

Aie, aie, à part la dernière phrase, j’y retrouve le portrait (avec le trait un peu forcé) de « certains » formateur que je connais (je dis « certains » toujours pour pas me fâcher avec tous mes amis formateurs)…

Alors, moi qui suis maintenant lancé dans la formation de plus en plus intensive ces derniers mois, vais-je, moi aussi, devenir psychorigide ?

Pour vérifier, j’ai trouvé sur le net un test « Etes-vous psychorigide ? » sur http://www.tasante.com/profiling/index.phtml?id_jeux=109?

Après avoir répondu à une quinzaine de questions, voici le verdict :

« Tu as certaines caractéristiques des personnalités obsessionnelles et psychorigides mais pas suffisamment pour te classer dans cette catégorie. Ouf !!! ;-) Tu n’es pas particulièrement souple et malléable non plus. Tu as ton petit caractère comme on dit ;-) Bref, tu te situes dans la moyenne, c’est à dire que tu es tout à fait vivable même si t’es un peu soupe au lait et prise de tête de temps en temps ;-) Allez, fais pas la tête, personne n’est parfait et puis si t’étais trop malléable on dirait que tu es sans consistance et que t’as aucun caractère ;-) »

Me voilà rassuré, mais je vais quand même rester vigilant ! Rappelez-moi de refaire le test dans quelques mois pour voir si je ne me suis pas trop psychorigidifié !

;-)

PS : si tu es formateur-coach-thérapeute, ici tu devrais penser : « C’est intéressant. En quoi le sujet le touche à ce point que cela provoque chez lui une telle réaction ? Qu’est ce qu’il a à comprendre à travers cela ? »… Ami galet, je te répondrais : « Ca faisait un moment que j’avais envie d’écrire cette petite bafouille… Et ça m’a juste fait du bien ;-) « 

PS 2 : je traduis le PS précédent pour monsieur tout-le-monde : « C’est celui qui dit qui y est ! » et je réponds : « M’en fiche, ça me fait du bien de le dire ;-)  »

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