Forum des Seriousgame

Daesign Seriousgame

Jeux sérieux Daesign

J’ai participé à une demi-journée organisées par Daesign sur le thème des jeux sérieux.

Un format court et efficace : deux intervenants extérieurs qui posent le cadre et donne concrètement les clefs de succès d’un seriousgame, suivi d’une table ronde avec des entreprises qui partagent leur retour d’expérience sur le seriousgame et enfin des stands, tenus part les mêmes entreprises pour permettre à chacun de de tester plus en profondeur les différentes réalisations.

Premier intervenant, Rémi Sussan, journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies.
Voici quelques éléments que je retiens de cette passionnante présentation.

D’abord la notion de jeu sérieux. Pour lui, tout jeu est sérieux. Quand un enfant joue, il joue « sérieusement ». On travaille pour gagner sa vie, mais quand on joue, on joue pour jouer !

Rémi Sussan partage les réflexions de plusieurs auteurs qui ont travaillé sur le concept de jeu, de jeux sérieux.

Raph Koster pour qui les jeux sont une essence de nos schémas cognitifs. « Nous sommes là pour sauver le monde ».

Seth Priebatsch, qui traite du sujet de la « gamefication », le fait de tout transformer en jeu. Pour des raisons marketing, on active les mécanismes du jeu comme, par exemple, le système de récompenses, de points, de bons, de badges…
Les types de mécanismes de jeu qu’identifie Seth Pribatsch sont : Le rendez-vous dynamique, le statut, la progression dynamique et la découverte collective (ex. Digg).

Amy Jo Kim propose une autre typologie de mécanisme de jeu : gagner des points, intégrer les mécanismes de feed-back, favoriser les échanges entre joueurs. Pour cet auteur le fait de retrouver le jeu partout, à toutes les sauces, en fait de moins en moins un « jeu ».

Dans un autre domaine, une étude menée par IBM pose la question de savoir si les joueurs de World Of Warcraft (WOW est un jeu en ligne massivement multijoueur), sont des meilleurs managers que les non-joueurs ?
En effet, pour accomplir les quêtes et augmenter son niveau dans le jeu, les joueurs doivent impérativement s’associer à d’autres joueurs aux compétences complémentaires. Ce jeu est basé à la fois sur un mode compétitifs (des joueurs s’opposent à d’autres joueurs) et sur le mode collaboratif (des joueurs s’associent entre eux pour affronter l’ordinateur ou pour affronter un groupe d’autres joueurs réels).
Pour étudier cette question sur les compétences managériales et de leadership, les auteurs ont utilisé le modèle de Sloan.
Un bon manager doit faire preuve d’invention, de vision, de compétences en communication et être capable de donner du sens.
On s’aperçoit, à titre d’exemple, que dans WOW le leadership est fluctuant. En fonction des différents phases de jeux ou des situations inattendues rencontrées par le groupe de joueurs, ce sont différents leader qui vont émerger dans le groupe. Au contraire, dans le monde de l’entreprise, le leadership est plus souvent lié à la fonction de management. On imagine mal un manager céder son leadership à un technicien de surface car les compétences personnelles de celui-ci seraient plus utile aux groupe pour résoudre un problème collectif. Serait-il possible d’adapter cette approche au monde de l’entreprise ? Rémi Sussan nous laisse à notre réflexion ;-)

Dans un autre contexte, avec John Robb, nous abordons les jeux sérieux de recherche. Par exemple, dans le jeu Foldit <http://fold.it>, le joueur est invité à plier des protéines. Il ne s’agit pas d’un jeu éducatif ou d’apprentissage. Le but est vraiment de découvrir de nouvelles choses, comme par exemple, une application pour un nouveau vaccin…

Enfin, pour terminer en beauté, Jane McGonigal à calculé que nous jouons 3 milliards d’heures par semaines. On pourrait penser : quelle perte de temps pour l’humanité ! Et bien, non, ce n’est pas assez. L’auteur part du postulat que « la réalité marche mal. Si nous la réparions en jouant ? ». Certains jeux font un pont entre le virtuel et le réel en nous proposant de « sauver le monde » en s’attaquant aux défis de la pauvreté (Superstruct) ou de la faim dans le monde (Evok). Ou bien, comme la « Harry Potter Alliance », d’organiser dans un jeu, des actions concrètes pour lutter contre la pauvreté dans le monde réel.
Je vous suggère de regarder la très inspirante vidéo de cette jeune et talentueuse chercheuse sur Ted.com.

Les perspectives du jeu sérieux n’en sont sans doute qu’à leur début !

Plus d’information sur les seriousgame de Daesign en Belgique : http://www.daesign.be ou http://seriousgame-belgique.be/

Articles liés :

Tagués avec : , , , , , ,
Publié dans Seriousgame

Commentaires Facebook:

Un commentaire pour “Forum des Seriousgame
  1. mercadee dit :

    Jordan Weisman est directeur artistique chez Microsoft. Il a créé plusieurs jeux vidéo à succès et le concept de la trilogie Cathy’s book (Bayard Jeunesse).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

 

Security Code: