Comment rendre plus efficace nos projets e-Learning actuels ?

ou…

Pourquoi n’applique t’on pas en e-Learning ce que l’on applique (en général) en formation présentielle ?

L’andragogie (pédagogie des adultes) est étudiée et appliquée depuis des décennies par les pédagogues – animateurs – formateurs.

Par contre, pour de nombreux produits e-Learning que j’ai eu l’opportunité de tester, il me semble que ces préoccupations étaient inconnues des concepteurs ou à tout le moins peu mises en application.

Quelques exemples :

On me présente un cours en Powerpoint transformé en HTML et mis en ligne – avec un menu de navigation – comme étant du e-Learning. Est-ce le cas ? En quoi le « lecteur » est il mis en situation d’apprentissage ? N’est-ce pas plus de l’information que de la formation ?

À la fin du Powerpoint, un quizz d’auto-évaluation semble justifier l’appellation « e-Learning ». Est-ce suffisant pour remplir les conditions d’apprentissage minimales ?

AMHA => De l’information mise en ligne ne suffit pas à produire de l’apprentissage.

Dans un autre cas, un parcours au contenu très riche est mis en valeur à travers différents médias (textes, sons, vidéos, documents word à télécharger).
L’élève, stimulé par différents canaux, suit « passivement » un parcours balisé.

Qu’en est-il de l’interaction avec la matière pédagogique ? De l’engagement de l’élève ?

AMHA => Une information, même multimédia, ne suffit pas à créer de l’apprentissage et de l’engagement.

Une séquence animée en flash, très attractive, d’une esthétique moderne, étincelante et sexy, nous explique le fonctionnement d’un produit, d’un concept ou d’un service. La voix se superpose à des illustrations graphiques et à de courts textes de quelques mots qui synthétisent le propos.

La présentation, même très alléchante et allégée au maximum de tout texte long et rébarbatif va favoriser l’attention (et donc la rétention) de l’utilisateur.

Mais une fois de plus, n’est-on pas dans de l’information mise en image ? De la forme au détriment du fond ?

AMHA => Une information, même présentée dans sa forme la plus attrayante, n’est pas nécessairement de la formation.

Si les animations ont étés bien pensées, je vais sans doute augmenter mon savoir.
Plus rarement mon savoir-faire, car je ne vais pas être stimulé par des mises en pratique, je vais « suivre » un cours et non pas « vivre » une expérience.
Et quid du savoir-être, de ma motivation, de mon engagement, de la transposition dans ma pratique quotidienne ? Il ne tiendra qu’à moi, l’apprenant, de prendre en charge cette « partie » de l’apprentissage. Et connaissant ma paresse par défaut et sans doute celle de tous mes petits camarades apprenant, ce n’est pas gagné ;-)

Vous pensez peut-être : « C’est bien joli de critiquer… Mais on fait quoi alors ? »

Et bien, je n’ai pas de solution miracle à proposer (ça ce saurait)… Mais j’ai des propositions et de pistes de réflexions…

Il ne s’agit certainement pas d’appliquer deux ou trois trucs et astuces tout fait, mais bien de penser différemment la création de formations en ligne dès la phase d’analyse des besoins et de pré-production.

Le e-Learning est une science « jeune ». Après le tout à l’électronique, puis une forme de dénigrement suite à l’explosion de la bulle Internet, une phase de maturité approche dans l’utilisation et la mise en pratique de solutions e-Learning. Sans doute comme un outil complémentaire et non en remplacement des solutions « classiques ».

C’est justement ces approches dites classiques que je propose d’explorer pour trouver une réponse à la question : « Quoi faire pour produire des solutions efficaces ? »

Une des pistes, à titre d’exemple, est de reprendre les conditions d’apprentissage des adultes, largement utilisées en formation classique, et de tenter de les transposer au e-Learning.

Autrement posée, la question est : « Comment appliquer à mon projet e-Learning chacune de ces conditions ? » ou « Mon projet, tel que je suis occupé à le concevoir, répond-il au mieux à ces conditions d’apprentissage ? »

C’est l’approche que je développe, chaque fois que je le peux, avec les équipes de concepteurs avec lesquelles je collabore ou lors d’ateliers d’échanges entre professionnels de la formation en ligne.

Il existe différentes approches sur les conditions d’apprentissage des adultes. Celle sur laquelle je m’appuie est de Sophie Courau. Vous les retrouverez dans son livre « Les outils d’excellence du formateur ».

Vous trouverez également quelques pistes développées par les participants dans les compte-rendu d’ateliers e-Learning (sur demande à info@now.be) .

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des pistes de réflexion pour augmenter l’efficacité des projets e-Learning actuels ?

Au plaisir de vous lire et de partager ensemble sur ce passionnant sujet !

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4 commentaires pour “Comment rendre plus efficace nos projets e-Learning actuels ?
  1. Julie Labbé dit :

    Je trouve assez difficile en e-learning de passer au-delà de la simple transmission d’information. Utiliser d’autres méthodes pédagogiques rime souvent avec utilisation plus poussée de certains médias (animation, simulation…). Ce qui rend le cours e-learning plus lourd.J’essaye au maximum de diversifier les approches.

  2. Xavier Van Dieren dit :

    Effectivement Julie, c’est une des limites de la formation par les NTIC. Dès que l’on veut pousser l’interactivité avec l’apprenant et multiplier les medias il faut investir plus de ressources sur le projet. Ce n’est donc pas accessible pour tous les projets (temps, ressources humaines, budget)…

  3. Aurélie dit :

    C’est intéressant, parce que c’est aussi ce que je reproche à certains de mes cours. Il y a des profs qui mettent tout dans leurs PPT, ces cours là ne m’inspirent pas trop. Il y a ensuite ceux qui en plus des PPT, font vivre leur cours, passionnent les élèves, en racontant les choses. Ces cours là sont super. Et puis il y a, encore au-dessus, les profs qui, après avoir passionné les élèves, les font expérimenter et comprendre en profondeur.Et le e-learning dans tout ça? Je ne sais pas, je n’y connais rien. Moi je me suis arrêtée au CD Rom Tap Touche (www.taptouche.com/) qui apprend à taper sur l’ordinateur en faisant faire plein d’exercices pratiques. Comment ça, ça n’a rien à voir??

  4. Xavier Van Dieren dit :

    Salut Aurélie,Le lien entre « e-Learning » et « formation en présentielle » est pour moi évident. Le e-Learning, étant une science nouvelle, s’est souvent crue dispensée de faire appel aux méthodes efficaces du présentiel. Dommage… Car les ingrédients qui font une bonne formation doivent nous inspirer pour la création de cours e-Learning efficaces.Je pense aux approches pédagogiques éclosives, par projets, participatives, aux conditions d’apprentissages d’un adulte…Pour plus d’info, je t’invite à visiter le blog du e-Learning : http://www.elearning-blog.be/

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