Alexandre, la vie au bord de l'eau…

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3 expériences sur Facebook en une journée !

Et une question : La peur ou l’amour ?

En l’espace de quelques heures, je viens de vivre trois expériences sur Facebook. Très différentes, surprenantes et intéressantes.

La première. Je découvre sur le mur d’une connaissance une image. On y voit un SDF avec le texte suivant « Que font ces Belges dehors dans le froid alors qu’on loge des milliers d’étrangers, de sans-papiers et autres immigrés qui nous crachent dessus ? ».

Facebook a depuis lors, fort heureusement supprimé cette image raciste et d’incitation à la haine.

Chose déprimante, avant sa suppression, cette photo a connu un vrai succès sur Facebook avec plus d’une centaine de partages. Dont des partages sur le mur de personnes que j’apprécie et j’estime… Dur, dur…

La version « originale » avec « Que font ces Français dehors… » se trouve ici : http://www.1ainsisoit-il.name/article-cc9-112679338.html

Beurk...

Beurk…

En lisant le profil de Christiane, la propriétaire du blog qui héberge l’image, une chose me frappe. Dans son profil, elle dit d’elle : « Hypersensible, croyant en un Dieu intelligent, ourlé d’amour et de compassion ». Je suis certain qu’elle est sincère. Mais comment un Dieu ourlé d’Amour et de Compassion pourrait rejeter des étrangers, des sans-papiers en pensant qu’ils nous crachent dessus ? Si on est croyant, on peut se demander ce qu’aurait fait Jesus à son époque, face à des étrangers dans le besoin. Il leur aurait lancé des pierres, des injures, craché dessus ?

En l’état, cet amalgame nauséabond entre misère autochtone et immigration me révolte. Comment peut-on comparer et faire des liens entre deux groupes de personnes en difficulté qui à priori n’empiète aucunement l’une sur l’autre ?

Utiliser le « thème » des sans-abri pour alimenter le rejet de « l’étranger » est un procédé qui relève soit de l’ignorance, soit de la méchanceté.

Ignorance si on ne connait pas les réalités de ces deux populations. On peut donc excuser ceux qui croient naïvement qu’il y a des sans-abris parce que tout l’argent de l’état et les logements disponibles seraient pris par des étrangers profiteurs.

Je ne saurais pas par où commencer pour expliquer que les deux situations n’ont rien a voir. Ça me semble aussi absurde que si on me demandait d’expliquer en quoi le fait que je n’ai pas entretenu mon aquarium n’a aucun rapport avec le fait qu’il n’y ait plus de graines dans la cage de mon canari. Bon, comme je n’ai pas d’aquarium et encore moins de canari, je renonce… Définitivement !

Et si on utilise l’image de des uns (les sans-abris) pour nuire aux autres (les étrangers) le procédé relève alors de la méchanceté.

Heureusement, quelques heures plus tard, je découvre une autre image partagée par d’autres amis. C’est ma deuxième expérience Facebook marquante de la journée ! Celle-ci me remonte le moral et revigore ma croyance dans la bonté de l’Homme. La voici :

SDF

SDF

Elle me fait immédiatement penser aux nombreux autres commentaires de « révolte » sur les réseaux sociaux où chacun est prompt à dénoncer l’injustice, l’inertie de nos gouvernants, leur incompétence, voire à carrément les accuser d’être des voleurs et de détourner les ressources de l’État à leur profit personnel… Vrai ou pas, peu m’importe… Si nous utilisons ces accusations pour nous trouver des excuses pour ne pas agir, alors nous ne valons pas mieux que ce que nous dénonçons…

Je pense que l’état doit jouer son rôle dans la mise en place de solution pour aider chacun à trouver ou retrouver des conditions dignes d’une société démocratique moderne. Mais en même temps, il serait, à mon humble avis, impossible à n’importe lequel d’entre nous, s’il se trouvait en position de décider seul des mesures à prendre au niveau d’un pays, de résoudre tous les maux de nos sociétés.

C’est là qu’intervient le monde associatif. Certaines associations, dont le Relais Santé à Namur par exemple, fait un boulot de terrain formidable. Ce sont des personnes de coeur, motivées, courageuses, avec de belles valeurs. Elles ne disposent évidemment pas de moyens suffisants pour mener à bien toutes les missions dont les sans-abris auraient besoin.

Et c’est sans doute ici que chacun de nous peut intervenir. Comme cette troisième découverte de la journée sur Facebook !

Il s’agit d’une invitation à un évènement joliment appelé « Un petit peu de chaleur » : http://www.facebook.com/events/131311343688940/

Il s’agit d’une initiative citoyenne, personnelle, sans l’aide des pouvoirs publics ni d’une organisation particulière. Quelques personnes ont spontanément créé un évènement en ligne pour proposer de récolter des vêtements, des denrées, des couvertures et de les redistribuer directement en rue aux personnes dans le besoin.

Un peu de chaleur...

Un peu de chaleur…

Je trouve cette initiative vraiment exemplaire à plus d’un titre :

- Inutile de se plaindre que le monde est injuste et que « ceux qui sont payés pour faire quelque chose ne font rien ». Nous pouvons tous agir !
- Il ne s’agit pas de donner de l’argent, ni d’être riche pour pouvoir contribuer. Certains ont amené un pull usagé qu’ils ne mettaient plus ou une vieille couverture. C’est parfait !
- La solidarité n’est pas triste. Ce n’est pas Zola. L’ambiance autour de la tente était bon-enfant, joyeuse. Une fois en groupe, les personnes partaient en ville à la rencontre des personnes à qui distribuer les effets récoltés. De belles rencontres humaines et surtout, l’occasion de découvrir la richesse et la complexité du parcours des « sans-abri », loin des clichés réducteurs…
- Et enfin, pour faire le lien avec ma première expérience négative de la journée sur Facebook. Ce que nous donnons aux uns n’est pas retiré aux autres. La terre en général et notre société en particulier disposent d’assez de ressources pour subvenir aux besoins de chacun. À nous d’aider à une répartition plus juste. Aujourd’hui, chez nous, dans notre rue…

Une fois de plus, cette expérience me fait me poser la question suivante : « Entre la voie de la peur, de la fermeture, de la plainte et celui de l’amour, de l’ouverture et de l’action, laquelle vais-je choisir ? »

À chacun de nous de décider, en conscience, et si possible sans tomber dans le piège des fausses excuses ;-)

Et pour finir en beauté, quelques images inspirantes…

 

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Dans quelle direction diriger notre bateau ?

Je n’ai jamais fait de voile, mais depuis quelques jours, je suis littéralement accro au Vendée Globe. Je me connecte parfois plusieurs fois dans la journée pour voir les dernières nouvelles de la course…

Vendée Globe

Vendée Globe

Une incroyable compétition à la voile entre 20 skippers qui sont partis de France, vont faire le tour du Pôle Sud et revenir aux Sables-d’Olonne après 3 mois de navigation en solitaire. Les pilotes sont aujourd’hui au tiers de la course. Ils ne sont déjà plus que 13. Ils viennent d’entrer dans l’océan Indien avec de magnifiques stratégies pour négocier avec les vents favorables et éviter les zones de vents calmes. Les 5 premiers sont extrêmement groupés, presque à vue pour certains, après un mois de course. C’est vraiment incroyable et très excitant !

Vous pouvez suivre en direct les évolutions de cette magnifique course ici : http://www.vendeeglobe.org

Je vois dans cette grande aventure humaine, pas mal de similitudes avec la « vraie vie », la nôtre, ici à terre. Cet après-midi, en mer, pendant que certains essayent de sortir de zone très peu ventée où ils se désespèrent de voir leurs bateaux se trainer, d’autres s’apprêtent à vivre des moments difficiles en affrontant une nuit de tempête avec de grosses rafales de vent et de gros creux de vagues. Ils participent tous à la même course, mais vivent des expériences très différentes les unes des autres.

Mais pour tous, en écoutant leurs commentaires et leurs impressions, je mesure les qualités nécessaires pour arriver à accomplir cet exploit en solitaire dans cet environnement parfois franchement difficile.

Il leur faut ce courage, cette détermination et cette volonté pour aller au bout de l’épreuve. Et en même temps un esprit libre, une petite dose d’inconscience et pas mal de créativité pour tirer le meilleur parti des éléments.

J’admire la capacité de ces hommes et de ces femmes à aller chercher à l’intérieur d’eux-mêmes les ressources intérieures tout en ayant la capacité de se projeter mentalement et physiquement dans l’action en dirigeant leurs bateaux au mieux sur ces mers parfois si belles et parfois si hostiles…

Comme nous, dans nos environnements de vie parfois compliqués, nous devons aussi faire appel à ces qualités et ces ressources intérieures.

Cela me rappelle également une phrase de Anthony Robbins : « Oui, c’est vrai : nous n’avons aucune emprise sur le vent, ni sur la pluie, ni sur les autres caprices du temps, mais nous pouvons virer de bord de façon à diriger notre navire dans la direction que nous souhaitons. »

Et nous ? Dans quelle direction dirigeons-nous notre navire pour traverser la grande mer de notre vie ? ;-)

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Réalisez vous-même vos seriousgame !

Le serious game suit la même évolution que l’e-learning avant lui, avec l’apparition d’outils auteurs, comme ITy studio, qui annoncent une autonomisation des « clients », une démocratisation des prix ainsi qu’une explosion de sa diffusion

Le Serious Game à la croisée des chemins

Le Serious game (ou utilisation du jeu vidéo en contexte dit sérieux, notamment d’apprentissage) est à la croisée des chemins! Comme le Web en général, ou l’e-learning en particulier, avant lui, à mesure qu’il se développe le serious game évolue vers une plus grande démocratisation de ses outils et de son coût de production. Ainsi, l’émergence d’outils auteurs Serious game, d’abord professionnels puis « grand public », comme ITyStudio qui permet de réaliser facilement des simulations d’entretien en 3D, conduit à une plus grande autonomie des clients/utilisateurs. De même, le « ticket d’entrée » à l’origine très élevé, dû à des ressources importantes à mettre en place, est en train de diminuer.

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L'Amour ou la Peur ?

Je termine actuellement la biographie de Élisabeth Kübler-Ross.

Je repense à deux passages en particulier.

Elisabeth Kubler-Ross

Elisabeth Kubler-Ross

Dans un premier, elle raconte comment, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les habitants d’un village à la frontière franco-suisse, détruit par la guerre, utilisaient les jeunes prisonniers allemands comme détecteurs de mines vivants pour déminer leurs champs. Elle essaya, sans succès de faire cesser cette pratique inhumaine. La haine de la population contre les Allemands était trop grande. Ainsi sont morts de la main d’hommes meurtris par les souffrances et le deuil, d’autres hommes, dont certains étaient également de jeunes pères de famille.

Dans un second passage, elle raconte sa rencontre avec la maman de Janek. Janek est le seul survivant de sa fratrie. Ses 12 frères et soeur sont morts dans le camp d’extermination de Majdanek. Sa maman et Janek ont survécu quasiment par hasard.

Comment imaginer que cette mère puisse continuer à vivre après ce cauchemar ? Qu’aurions-nous fait à sa place ? Quelle solution a t’elle trouvé pour ne pas devenir folle ?

« Elle décida de travailler dans un hôpital allemand et de soigner des enfants allemands blessés pendant la guerre pour se protéger elle-même contre la haine et l’amertume. La jeune fille juive se rendit compte que seul l’amour peut combattre le mal. »

Et, chez elle, ce n’est pas juste de l’angélisme, des bonnes intentions ou de belles paroles. Elle est passée à l’action en donnant son temps et son amour à ces enfants allemands.

Je me pose la question pour moi. Qu’aurais-je fait à la place des villageois français ? Et qu’aurais-je fait si Janek avait été mon fils ?

Je fais également le lien avec la manière dont nous gérons tous collectivement nos émotions par rapport à l’éventuelle libération de Michelle Martin.

Comment allons-nous guérir nos propres émotions ? Quel chemin allons-nous choisir face aux horreurs commises par d’autres hommes ? Chacun d’entre nous a la liberté de choisir quelle voie emprunter pour guérir (ou pas)…

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Vivre sur une péniche – Emissions sans chichi – RTBF

Focus sur un mode de vie original :

Vivre sur une péniche

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Ateliers e-learning gratuits pour les entreprises

Voici les 3 thèmes au menu de nos ateliers du 21 novembre prochain à Namur.

9h30 : 9 conseils pour concevoir des scénarios efficaces !
Nous présenterons une série d’éléments à prendre en compte lors de la conception d’un parcours e-learning et de l’écriture de son storyboard. Nous travaillerons ensemble sur un cas concret.
13 h 30 : Faites jouer votre organisation! 3 questions clefs pour se lancer dans le Serious Game.
Nous évoquerons ensemble les différents types de seriousgame utilisables en formation d’entreprise. Nous découvrirons un outil auteur de seriousgame dans lequel nous construirons ensemble un mini-jeu en quelques minutes.
17 h 00 : Partage relatif aux stratégies d’adoption de l’e-learning.
Cet atelier est le dernier atelier du cycle de cette saison. Sur base de vos projets de déploiement e-learning, nous ferons la synthèse des différents ateliers et nous étudierons les différentes stratégies gagnantes pour votre organisation.
Rendez-vous ce 21 novembre à Namur ?

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LMS, outils auteurs ? Choisir ses outils e-learning sans se tromper !

LMS, outils auteurs : comment faire les bons choix ?

Le 10 novembre à l’ICHEC – Bruxelles l’AWT présente 2 ateliers sur le thème des outils e-learning :

9 h 30 : « Choisir ses outils sans se tromper »

  • Un LMS, un outil auteur, à quoi ça sert ?
  • En quoi ces outils seraient utiles à mon organisation ?
  • Présentation de différents outils gratuits et payants
  • Comment choisir ? Sur base de quels critères ?

13 h 30 : Atelier d’échange

L’objectif de cet atelier est de vous présenter des exemples d’utilisation d’outils auteurs et d’échanger sur nos bonnes pratiques mutuelles.

Nous avons réuni un panel de professionnel de l’e-learning en entreprise qui vous présentera des réalisations internes et surtout la manière dont ils utilisent les outils auteurs en interne.

- Jean-François De Clerck – ING : Outils Articulate et e-Doceo
- Odile Dupont – Le FOREM : Outils Articulate et e-Doceo
- Denis Dorbolo – Belgacom : Outils Captivate et e-Doceo
- Aurélien Coussement – NOW.be : Outil Articulate
- Guy Van Looy – Record Bank : Différents outils auteurs

J’aurais le plaisir d’animer cet atelier sous une forme ludique, participative et interactive.

N’hésitez pas à vous inscrire : http://www.awt.be/tour

Au plaisir de vous retrouver tous et toutes,

Xavier Van Dieren
NOW.be

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7 conseils pour animer des jeux-cadre de Thiagi

Thiagi-Paris

Thiagi-Paris

Hier, j’animais une formation aux jeux-cadre de Thiagi à destination de formateurs interne dans une entreprise.
Pour ceux qui découvrent ou pratique déjà cette approche pédagogique, je vous partage ici quelques éléments clefs qui sont ressortis de cet atelier.

Disposez la salle à votre goût !
En arrivant dans la salle, placez les tables dans une disposition qui favorisera les échanges en sous-groupe et la circulation des participants. Personnellement, j’apprécie beaucoup la disposition en « bistrot », les tables agencées en petits ilots non alignés, avec 3 ou 4 chaises autour de chaque ilot.
Je ne prévois pas de table, ni de chaise pour moi. Je place par contre tous mes outils d’animation sur une table collée contre un mur. Et au milieu de chaque ilot, des feutres de couleurs, des fiches en cartons…
Dans tous les cas, n’entamez pas une animation avec une disposition que vous ne « sentez » pas, avec laquelle vous n’êtes pas confortable.

Créer le lien.
Pour détendre vos participants et surtout, vous détendre vous, rien de tel que de créer le lien dès l’arrivée de chaque participant dans la salle. Personnellement, je commence souvent mes animations par un jeu utilisant des fiches de couleurs. Je propose donc à chaque participant qui entre dans la salle de choisir un carton parmi le petit tas de fiches de couleur que je lui propose. Je crée ainsi un contact visuel, verbal et physique avec chaque participant avant de briser la glace en plénière.

Préparez-vous !
Avant votre atelier, relisez votre plan de formation et listez le matériel dont vous allez avoir besoin. Prévoyez-en plus… Des cartons blancs, de couleurs, des feuilles, des ciseaux, du papier collant, des crayons de couleur, des feutres de couleurs, un jeu de cartes, des dès… Étaler tout à portée de main. Vous pourriez adapter ou imaginer un nouveau jeu en cours d’atelier. Ne soyez pas bloqué par du matériel manquant.
Quand vous animez un jeu pour la première fois, n’hésitez pas à écrire toutes les consignes et à les lire aux participants. Une consigne peu claire peut facilement faire s’enliser ou même rater un jeu.
C’est également vrai pour les questions thématiques des jeux. Soyez particulièrement clairs et spécifiques sur les questions auxquels les participants devront réfléchir ou jouer entre eux. Assurez-vous que les termes choisis évoquent bien la même chose chez tous vos participants. N’hésitez pas à faire valider vos questions par les experts contenus au sein de l’entreprise.

Directement dans le vif du sujet !
J’ai découvert il y a peu de temps que je partageais et véhiculais la croyance tenace que lors de l’introduction d’un séminaire il fallait exposer un certain nombre d’éléments pour rassurer les participants. J’ai changé d’avis !
J’expérimente aujourd’hui qu’il est très efficace de plonger directement dans une activité ludique et participative pour briser la glace, faire connaissance, recueillir les attentes, donner les objectifs et présenter le programme de la journée. À la première pause de la matinée, tout cela est fait, de manière beaucoup plus vivante, fluide et impliquante pour tous.

Rythme, rythme, rythme…
Une clef de l’animation des jeux-cadres et de garder l’attention des participants. Il est donc essentiel de donner du rythme aux activités. Pour chaque consigne, indiquez une durée courte : 1 minute, 4 minutes… Et dès que vous observez qu’un groupe a terminé, invitez les autres groupes à clôturer également. Si vous entendez qu’un groupe commence à « bavarder » ou à faire des digressions hors sujet, passez à l’étape suivante de l’activité.
Au plus les échanges sont cadrés dans le temps, au plus ils sont efficaces. L’animateur peut faire confiance au sous-groupe pour s’autoréguler. Halte aux échanges inutiles, à la monopolisation de la parole par quelques-uns. Chacun s’exprime et va directement à l’essentiel. C’est pour cela que nous sommes là !

Une à la fois !
Les jeux-cadres sont des proccess. Vous connaissez le proccess complet, vos participants pas. Ne donner donc qu’une instruction à la fois. Une fois l’étape terminée, donnez l’instruction suivante. Donner plusieurs instructions simultanément embrouille l’esprit. Parler du résultat à atteindre fausse l’expérience. Ne parlez donc que de l’étape à réaliser immédiatement.

On n’apprend rien en jouant !
C’est vrai ! On n’apprend rien lors du jeu. On apprend lors du débriefing.
Après chaque activité, prévoyez le temps et les questions du débriefing. Favoriser l’expression, les échanges, la prise de notes.
Ici, mettez à contribution vos talents d’écoute, de reformulation et votre esprit de synthèse.
Proposez aux participants de noter, éventuellement sous forme de jeu, les éléments clefs utiles pour eux et transposables dans leur pratique quotidienne. Proposez-leur de créer des fiches outils qu’ils pourront insérer dans leur carnet de formation.

Et vous ? Quelles sont vos conseils pour animer des formations ludiques et engageantes ? Partagez vos conseils en commentaire ci-dessous !

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Forum des Seriousgame

Daesign Seriousgame
Daesign Seriousgame

Jeux sérieux Daesign

J’ai participé à une demi-journée organisées par Daesign sur le thème des jeux sérieux.

Un format court et efficace : deux intervenants extérieurs qui posent le cadre et donne concrètement les clefs de succès d’un seriousgame, suivi d’une table ronde avec des entreprises qui partagent leur retour d’expérience sur le seriousgame et enfin des stands, tenus part les mêmes entreprises pour permettre à chacun de de tester plus en profondeur les différentes réalisations.

Premier intervenant, Rémi Sussan, journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies.
Voici quelques éléments que je retiens de cette passionnante présentation.

D’abord la notion de jeu sérieux. Pour lui, tout jeu est sérieux. Quand un enfant joue, il joue « sérieusement ». On travaille pour gagner sa vie, mais quand on joue, on joue pour jouer !

Rémi Sussan partage les réflexions de plusieurs auteurs qui ont travaillé sur le concept de jeu, de jeux sérieux.

Raph Koster pour qui les jeux sont une essence de nos schémas cognitifs. « Nous sommes là pour sauver le monde ».

Seth Priebatsch, qui traite du sujet de la « gamefication », le fait de tout transformer en jeu. Pour des raisons marketing, on active les mécanismes du jeu comme, par exemple, le système de récompenses, de points, de bons, de badges…
Les types de mécanismes de jeu qu’identifie Seth Pribatsch sont : Le rendez-vous dynamique, le statut, la progression dynamique et la découverte collective (ex. Digg).

Amy Jo Kim propose une autre typologie de mécanisme de jeu : gagner des points, intégrer les mécanismes de feed-back, favoriser les échanges entre joueurs. Pour cet auteur le fait de retrouver le jeu partout, à toutes les sauces, en fait de moins en moins un « jeu ».

Dans un autre domaine, une étude menée par IBM pose la question de savoir si les joueurs de World Of Warcraft (WOW est un jeu en ligne massivement multijoueur), sont des meilleurs managers que les non-joueurs ?
En effet, pour accomplir les quêtes et augmenter son niveau dans le jeu, les joueurs doivent impérativement s’associer à d’autres joueurs aux compétences complémentaires. Ce jeu est basé à la fois sur un mode compétitifs (des joueurs s’opposent à d’autres joueurs) et sur le mode collaboratif (des joueurs s’associent entre eux pour affronter l’ordinateur ou pour affronter un groupe d’autres joueurs réels).
Pour étudier cette question sur les compétences managériales et de leadership, les auteurs ont utilisé le modèle de Sloan.
Un bon manager doit faire preuve d’invention, de vision, de compétences en communication et être capable de donner du sens.
On s’aperçoit, à titre d’exemple, que dans WOW le leadership est fluctuant. En fonction des différents phases de jeux ou des situations inattendues rencontrées par le groupe de joueurs, ce sont différents leader qui vont émerger dans le groupe. Au contraire, dans le monde de l’entreprise, le leadership est plus souvent lié à la fonction de management. On imagine mal un manager céder son leadership à un technicien de surface car les compétences personnelles de celui-ci seraient plus utile aux groupe pour résoudre un problème collectif. Serait-il possible d’adapter cette approche au monde de l’entreprise ? Rémi Sussan nous laisse à notre réflexion ;-)

Dans un autre contexte, avec John Robb, nous abordons les jeux sérieux de recherche. Par exemple, dans le jeu Foldit <http://fold.it>, le joueur est invité à plier des protéines. Il ne s’agit pas d’un jeu éducatif ou d’apprentissage. Le but est vraiment de découvrir de nouvelles choses, comme par exemple, une application pour un nouveau vaccin…

Enfin, pour terminer en beauté, Jane McGonigal à calculé que nous jouons 3 milliards d’heures par semaines. On pourrait penser : quelle perte de temps pour l’humanité ! Et bien, non, ce n’est pas assez. L’auteur part du postulat que « la réalité marche mal. Si nous la réparions en jouant ? ». Certains jeux font un pont entre le virtuel et le réel en nous proposant de « sauver le monde » en s’attaquant aux défis de la pauvreté (Superstruct) ou de la faim dans le monde (Evok). Ou bien, comme la « Harry Potter Alliance », d’organiser dans un jeu, des actions concrètes pour lutter contre la pauvreté dans le monde réel.
Je vous suggère de regarder la très inspirante vidéo de cette jeune et talentueuse chercheuse sur Ted.com.

Les perspectives du jeu sérieux n’en sont sans doute qu’à leur début !

Plus d’information sur les seriousgame de Daesign en Belgique : http://www.daesign.be ou http://seriousgame-belgique.be/

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